Sarkozy peut compter sur l’UMP de Levallois pour gagner

Portrait de Sophie Deschiens, conseillère régionale UMP d’Ile-de-France depuis mars 2010 et adjointe à l’environnement à la mairie de Levallois (Hauts-de-Seine) depuis mars 2001.

Crédits : ump-iledefrance.fr

« Ce sera dans la douleur, mais je suis persuadée que le Président sera réélu », ainsi va Sophie Deschiens, élue à Levallois, fief de Patrick Balkany, très proche de Nicolas Sarkozy. Pour cette élue des Hauts-de-Seine, terre du Président, « il n’y a pas d’hypothèse Juppé ». Dans son bureau, les photos du Chef de l’Etat ou d’elle accompagnée de son maire valent tous les éléments de langage de l’UMP.

Se livrant sans langue de bois, elle juge « bonne » la stratégie de Nicolas Sarkozy de se déclarer tardivement. Sur le terrain, il y a une « vraie attente », assure-t-elle. « Pendant les cantonales, on se faisait démolir, un véritable enfer, mais depuis la primaire PS, les levalloisiens ne veulent plus partir à l’aventure »,  rapporte-t-elle.

Sophie Deschiens ne craint pas François Hollande. « Au PS, c’est une vraie cacophonie ! », s’exclame-t-elle. La perspective Bayrou troisième homme ne l’effraie pas non plus. « Il va faire pschitt », prédit-elle, et de pointer le décalage entre ses paroles et ses actes : « il vante le made in France et repart en Audi ». Une séquence relevée par Le petit journal de Canal Plus.

Des parkings à Twitter

L’UMP lui a déjà d’ailleurs confié quelques missions en vue de la présidentielle. Elle organisera, bientôt, avec les Jeunes Pop’, des réunions publiques avec des personnalités du gouvernement. Elle a également été désignée « e-volontaire », c’est-à-dire chargée de répondre à la gauche sur Twitter.

Elle est en effet très active sur le réseau social, où elle met le Parti Socialiste face à ses contradictions. « Un moyen percutant » pour faire passer ses idées, ajoute-t-elle. « C’est Valérie Pécresse qui m’y a encouragée pour répondre à l’opposition au Conseil régional », explique l’élue depuis 2010 avant d’avouer que ce site « ne concerne qu’une strate. »

Bien qu’adjointe à l’environnement depuis 2001, elle refuse de se définir comme une professionnelle de la politique. « J’ai eu une vie avant, j’ai travaillé à la Générale des Eaux (ndlr, Vinci), et à la Caisse des Dépôts », détaille-t-elle. « J’étais dans les parkings, pas très sexy j’avoue, mais mes clients étaient les élus », raconte la levalloisienne.

Sa première carte de militante, c’était en 1986 au Parti Républicain pour « enquiquiner » son père, un ami de Michel Debré. Dans sa lignée politique, également un grand-père maire dans l’Isère pendant 25 ans. A défaut d’avoir suivi le cursus traditionnel des dirigeants actuels, Sophie Deschiens vit de et pour la politique, au sens wébérien, qu’elle l’admette ou non.

César Armand

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