Nicolas Pinault, la mélodie de l’entrepreneur

Crédits :  Le Cercle de l’Info

Nicolas Pinault, jeune fondateur du label de rock indépendant Zappruder (4ème en partant de la gauche sur la photo), était au Salon des Entrepreneurs avec ses collègues de l’École des Dirigeants et Créateurs d’entreprises (EDC), le 1er février, au Palais des Congrès.

Certains adolescents rêvent de devenir cosmonaute. D’autres de s’engager dans l’humanitaire. Nicolas Pinault, lui, est plus cartésien. A dix-neuf ans, le jeune homme a fait le pari un peu fou de monter son entreprise. Depuis deux ans, il jongle entre ses études de commerce à l’École des Dirigeants et Créateurs d’entreprises (EDC) et son label de musique orienté vers le rock indépendant, Zappruder. Il produit des groupes anglo-saxons, tels que D’Austerlit’z, Breton et Divine Paiste. « Du rock pointu, » détaille-t-il.

Si Nicolas Pinault assume son côté frondeur, il reconnaît que son âge est un frein au développement de son entreprise. Il a surmonté son manque de crédibilité en dégainant un carnet d’adresses bien fourni. « C’est difficile de démarcher des groupes, surtout quand on est jeune et inconnu, car c’est un monde clos. J’ai été introduit par des gens du réseau : une avocate chez Sony, une ancienne directrice de MySpace… » Mais son jeune âge lui permet aussi d’avoir des idées innovantes, comme occuper l’espace numérique pour concurrencer les labels historiques.

Pour Nicolas Pinault, Internet est « the place to be ». Le chef de Zappruder vient d’ailleurs de recruter des webmasters pour refondre son site. « C’est plus facile de contacter des groupes anglais via internet, on communique par mails. C’est moins onéreux que d’organiser des soirées en Angleterre ou aux États-Unis pour les approcher. » Pour séduire les artistes les plus réticents, Nicolas Pinault a un autre argument : une programmation dans Inde’Rock, le festival musical annuel qu’il a créé à Tours en 2006 à l’âge de quinze ans.

Chef d’entreprise actif, Nicolas Pinault poursuit pourtant sa scolarité. A l’EDC, les enseignants sont satisfaits du parcours de leur étudiant. Son école a d’ailleurs participé au financement de son entreprise. « EDC Capital est un fonds d’investissement, une sorte d’incubateur, explique-t-il. Ils ont financé mon projet car ils l’ont trouvé prometteur. » L’école y trouve son compte. Nicolas Pinault a embauché plusieurs de ses camarades comme stagiaires durant les vacances…

Pour l’avenir de son label, le chef d’entreprise voit les choses en grand et à l’international. « Je vais profiter de mes six mois d’Erasmus à l’école pour faire un stage dans un label anglais. Je veux faire de Zappruder une marque internationale. » Il lui reste trois ans de scolarité à l’EDC pour faire ses preuves et transformer son label en acteur majeur de la production musicale française.

Anne-Sophie Warmont

Infos pratiques :
Festival Inde’Rock du 16 au 18 février
Rond point de la Chassetière 37390 Notre Dame d’Oe
http://www.inderock.com/

Suivez-nous sur Facebook et sur Twitter

Publicités
Tagué , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :