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Claude Guéant a été « traité de nazi » à l’Assemblée, selon Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez dédicaçant le livre d’or de Dauphine Discussion Débat. Crédits : Le Cercle de l’Info

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche était l’invité, mardi soir, de l’association Dauphine Discussion Débat. Deux mois après le débat avorté avec Marine Le Pen,  Laurent Wauquiez est revenu sur l’affaire Guéant, l’Allemagne et ses attributions ministérielles.

« Est-il criminel de dire que la civilisation athénienne a apporté plus que la civilisation spartiate ? », s’interroge Laurent Wauquiez à l’inévitable question sur Claude Guéant. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, son collègue de l’Intérieur a été « traité de nazi » cet après-midi par « les tenants du dictionnaire de la bienpensance ». « C’est malsain », ajoute-t-il. Les « relativistes » sont renvoyés dans leur but : « tout lisser est une mauvaise conception de la laicité ». « C’est tourner le dos à ce qui a été construit », détaille-t-il.

Laurent Wauquiez est également sollicité sur l’interview croisée de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel hier soir.  « Pourrait-il y avoir Angela Merkel présidente et Nicolas Sarkozy Premier ministre ? » demande le dauphinois. « Dire que l’Allemagne est un pays pourri est un raisonnement de grand-papa », répond le ministre.

Autre polémique : la différence d’allocations entre Science-Po Paris et Paris-Dauphine. L’institut d’études politiques a touché 68 millions d’euros depuis cinq ans, tandis que le grand établissement a glané 55 sur la même période. Laurent Batsch, le président de Dauphine, assis au premier rang, fait une moue dubitative. « A voir sa tête, il est en désaccord profond avec moi », relève Laurent Wauquiez. Et d’assurer, ensuite, le service-avant-vote de son bilan : « c’est la première fois depuis Georges Pompidou qu’un vrai effort a été mené pour l’enseignement supérieur et la recherche. »

« Le paysage universitaire était délabré en 2007 »

Toujours sur Dauphine, il est diffusé au ministre un extrait de Villepin, qui, à la même tribune universitaire, avait qualifié, en septembre, les locaux de « vétustes ». Laurent Wauquiez n’apprécie pas que le candidat à la présidentielle « donne des leçons a posteriori » : « je n’ai pas vu d’investissement massifs à Paris-Dauphine quand il était Premier ministre ». Dominique de Villepin avait aussi appelé à plus d’infrastructures sportives. « Venez au Puy-en-Velay (ndlr : ville dont il est le maire), on n’aura qu’à transplanter », répond le ministre.

Dans son livre La lutte des classes moyennes, Laurent Wauquiez s’oppose à la hausse des frais d’inscriptions à l’université. Au lieu de répondre sur celle qui a concerné Paris-Dauphine, il rappelle les mesures du quinquennat. « Le paysage universitaire était délabré. La France avait sous-investi depuis 30 ans. Nous voulons amener nos universités à travailler ensemble, à concilier spécialisation et interdisciplinarité, et à mettre des passerelles avec les entreprises », développe le ministre.

Questionné, enfin, par Le Cercle sur Nadia Lavoignat, cette professeure de sciences physiques qui n’a pu passer l’agrégation pour cause de cortège présidentiel bloquant la ville de Dijon, Laurent Wauquiez admet « ne pas avoir vu passer le dossier ». Sa chargée de mission pour les relations parlementaires vient nous demander son nom. Le Cercle a également pris ses coordonnées. Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements.

 César Armand

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Chevènement à Dauphine : Papi fait de la résistance

Le candidat à l'élection présidentielle en plein échange avec la salle. Crédits : Dauphine Discussion Débat

L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a été reçu, mercredi 14 décembre, par l’association Dauphine Discussion Débat dans la salle Raymond Aron de l’université devant une centaine d’auditeurs. Une semaine après le débat avorté avec Marine Le Pen, les étudiants se sont fait mener en bateau par le président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen qui n’a pas abordé les points essentiels de son programme électoral.

Dès l’introduction, le ton est donné : Marine Le Pen avait été invitée car selon la devise de l’université Paris Dauphine, « animus in consulendo liber », « l’esprit se rend libre dans la confrontation d’idées ». Pour Jean-Pierre Chevènement, la discussion s’annonce sans concession.

Après avoir fait remarquer son âge à l’invité, né en 1939, pour souligner la longévité de sa carrière, l’association Dauphine Discussion Débat intervertit les vidéos sur lesquelles elle veut faire réagir Jean-Pierre Chevènement. Puis les micros sifflent. « Qu’il s’agisse des vidéos ou des micros, vous avez encore des progrès à faire », ironise le candidat.

Interrogé sur l’appartement de 120 m2 qu’il louerait pour seulement 1 500 € dans le Ve arrondissement de Paris, il renvoie ses interlocuteurs dans leurs cordes : « Quand on se présente à la présidentielle, il faut être prêt à prendre tous les coups, y compris des ignominies », avant de mettre son honnêteté en avant en détaillant ses revenus et le coût réel de son loyer, depuis revalorisé par son bailleur à 1 900 € par mois.

En économie, Jean-Pierre Chevènement est contre la monnaie unique. Critique pour laquelle il revendique une « antériorité » parce qu’il était déjà contre le traité de Maastricht. Nouvelle référence à son âge. Il n’aborde que superficiellement son programme électoral qui ne semble pas encore arrêté et critique mollement les gouvernements de droite auxquels il souhaite succéder. Il souligne « le bilan attristant de 10 ans de gouvernement de droite ».

Au cours du débat, DDD ne parvient pas à faire dire au candidat le fond de sa pensée. Idem pour les auditeurs qui le questionnent à la fin de son intervention. Celui qui se décrit comme un « lion », l’emblème de Belfort dont il est le sénateur, manie si bien la langue de bois qu’il a le dernier mot, Jean-Pierre.

Claire Barrois

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Marine Le Pen à Dauphine annulée dans le bruit et la fureur

Mardi 6 décembre, dans l’après-midi, la présidente du Front National, Marine Le Pen, était l’invitée de Dauphine Discussion Débat. Indignée, l’Union des Etudiants Juifs de France avait appelé à manifester devant l’amphithéâtre, rejointe par la Confédération Etudiante, le NPA, l’UNEF et SOS Racisme. Le débat a été finalement annulé après quelques débordements. Témoignages vidéos des principaux protagonistes de la journée.

Tout est parti d’une invitation, comme tous les mois, de l’association Dauphine Discussion Débat à venir débattre avec une personnalité publique au cœur de l’actualité politique. Après Dominique de Villepin en octobre dernier, l’association de débats a invité Marine Le Pen. Cette initiative n’a pas plu à la section dauphinoise de l’Union des Etudiants Juifs de France. L’association étudiante a reproché, dans un communiqué, ce matin, à DDD d’organiser « une tribune » et « un meeting de campagne » pour la présidente du FN.

Ecoutez et regardez sa co-présidente, Valentine Arditti.

Du côté de Dauphine Discussion Débat, il n’y aucun problème. Leur initiative est simple : soutenir la vie démocratique en invitant les candidats à l’élection présidentielle.

Ecoutez et regardez son président, Grégoire de Rugy.

Un quart d’heure avant l’événement, les manifestants, issus des partis d’extrême-gauche et des syndicats étudiants, se sont approprié la salle de la réunion.

Ecoutez et regardez Guillaume Chiche, représentant de l’UNEF à Dauphine.

Devant la salle, des enseignants de l’université ont distribué des tracts, appelant à boycotter cet événement. L’inviter à « présenter son projet économique » selon les mots de DDD, c’est la « légitimer » selon eux. Ils récusent également l’idée de débat public : « l’université n’est tenue par aucune règle de représentativité des différentes forces politiques. »

Ecoutez et regardez Philippe Chanial, maître de conférences en sociologie.

Dans les couloirs, les bousculades deviennent des bagarres. Un membre de l’association dauphinoise reçoit un coup et du matériel prévu pour l’enregistrement est cassé. Marine Le Pen est finalement contactée et priée de ne pas se déplacer. Le président de l’université, Laurent Batsch, vient en effet d’annuler la réunion.

Ecoutez et regardez la réaction de Grégoire de Rugy, le président de Dauphine Discussion Débat.

Ce soir, Marine Le Pen a demandé « aux responsables de gauche, y compris au candidat à la présidentielle, M. Hollande, de condamner formellement et solennellement ces violences et ces procédés ».

Le Front National, par la voix de son vice-président Louis Aliot, avait condamné plus tôt dans la soirée« avec la plus extrême vigueur le comportement de haine antimarine manifesté ».

César Armand, Thibaut Geffrotin, Thomas de Saint Leger

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