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Matthieu Lamarre, le MoDem du web

Responsable de la web-campagne de François Bayrou, Matthieu Lamarre a deux passions : la politique et le journalisme.

M.Lamarre répond aux médias après le lancement du nouveau bayrou.fr Crédits : Le Cercle de l'Info

C’est le grand jour au 133 bis, rue de l’Université à Paris. Dans un petit amphithéâtre du siège du Mouvement démocrate, Matthieu Lamarre présente le nouveau site bayrou.fr, mardi 7 février, accompagné de Jean-François Martins, directeur de la communication du candidat Bayrou. Cheveux bruns et courts, jean bleu, tee-shirt et veste noire, Matthieu Lamarre est assis derrière son Mac. Micro en main, il déroule les différentes facettes de la nouvelle plate-forme, qu’il souhaite proche des militants.

Le Rouennais de 23 ans ne quitte pas des yeux ses différents écrans. « Devenez volontaire de la campagne » est le premier message délivré en « une » du site. Des badges colorés s’affichent avec ces inscriptions originales pour un site de campagne présidentielle : « Je fais chauffer le web », « Le web m’anime », « Je maîtrise le web ». Chaque militant-naute qui participe à relayer le message de François Bayrou est ainsi récompensé par des points, et gravit les catégories selon son degré d’engagement. L’objectif ? Attirer les internautes peu habitués à la politique, décrypte Matthieu Lamarre. « Nous voulons décloisonner les portes de la politique. »

« Un poste de contenu »

Pendant la présentation, Jean-François Martins demande de l’aide au jeune homme pour une fonction de son smartphone. Problème réglé en trois secondes. Matthieu Lamarre est à l’aise avec la mini-technologie. Il affiche une vie bien remplie pour ses 23 ans. Un parcours où deux lignes se croisent de manière insistante : la politique et le journalisme. « J’ai toujours hésité entre les deux. » Alors qu’il écrit déjà pour des magazines lycéens, il prend sa carte à l’UDF en 2006, soutient Bayrou à la présidentielle de 2007 et le rejoint ensuite au Modem, quand beaucoup d’autres rallient Nicolas Sarkozy et fondent le Nouveau Centre. « Je pense que François Bayrou est le meilleur pour être président de la République », dit-il tout simplement.

Bac littéraire, licence d’histoire, piges pour le groupe L’Etudiant et le quotidien Le Monde… Matthieu Lamarre s’engage en parallèle de plus en plus au Modem. En 2008, il devient maire-adjoint de la commune de Bures-sur-Yvette (Essonne). Depuis 2009, il est aussi président des Jeunes Démocrates de l’Essonne. Politique et journalisme, Lamarre ne souhaite pas pour le moment abandonner l’un ou l’autre.

« Si Bayrou a un problème avec son Mac, il posera la question lui-même sur un forum »

Au Modem, le Rouennais a trouvé le job idéal. « Je reste sur un poste de contenu. Je gère les rubriques du site, j’ai une véritable équipe rédactionnelle, avec un rapport journalistique. » Matthieu Lamarre l’assure, il n’est pas l’hagiographe de François Bayrou. « Bien sûr, c’est de la com’. Bien sûr, les photos seront belles. Mais nous voulons fournir dans nos textes de l’information brute, plutôt neutre. » Laisser l’internaute juger lui-même pour éviter de provoquer « un effet inverse », c’est la volonté de ces démocra-nautes dirigeants. Un pôle web qui emploie aujourd’hui 6 personnes à temps complet. « C’est un staff évolutif. Nous serons une quinzaine au plus fort de la campagne, début avril. » Une équipe très active sur les réseaux sociaux, Lamarre en tête, avec 1 500 abonnés sur son compte Twitter personnel. Sur le réseau gazouilleur, deux comptes estampillés Bayrou twittent à longueur de journée. L’un est géré par l’équipe de Matthieu Lamarre (@NousBayrou). « Nous y avons un ton décontracté. Ce n’est pas une machine, ni un anonyme qui répondent. »

L’autre est géré par le candidat lui-même. « François Bayrou est très web », juge Matthieu Lamarre. « Il propose autant d’idées que nous. Il a conscience qu’Internet est une vraie révolution culturelle. » Et de poursuivre. « Si François Bayrou a un problème avec son Mac, il ne va pas venir nous voir. Il ira poser la question lui-même sur un forum. »

Avant notre entretien, Matthieu Lamarre prend le temps de répondre à tous les autres journalistes présents, qui le questionnent sur le lancement du site internet. Il dit ne pas vouloir « faire de la politique un métier ». Au parti du centre, il a trouvé son juste milieu. « C’est un poste de conviction. Je me rends et me sens utile ». En quelque sorte, Lamarre est un « salarié militant ». Il parle souvent de « second tour » pour François Bayrou, convaincu que son candidat y arrivera. Preuve de son militantisme, il n’hésite pas à signaler que pour le site bayrou.fr, « les deux prestataires sont basés en France, avec une technologie française ». Produire en France, thème de campagne bayrouiste, jusqu’aux fondements du web.

Thibaut Geffrotin

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Sarkozy peut compter sur l’UMP de Levallois pour gagner

Portrait de Sophie Deschiens, conseillère régionale UMP d’Ile-de-France depuis mars 2010 et adjointe à l’environnement à la mairie de Levallois (Hauts-de-Seine) depuis mars 2001.

Crédits : ump-iledefrance.fr

« Ce sera dans la douleur, mais je suis persuadée que le Président sera réélu », ainsi va Sophie Deschiens, élue à Levallois, fief de Patrick Balkany, très proche de Nicolas Sarkozy. Pour cette élue des Hauts-de-Seine, terre du Président, « il n’y a pas d’hypothèse Juppé ». Dans son bureau, les photos du Chef de l’Etat ou d’elle accompagnée de son maire valent tous les éléments de langage de l’UMP.

Se livrant sans langue de bois, elle juge « bonne » la stratégie de Nicolas Sarkozy de se déclarer tardivement. Sur le terrain, il y a une « vraie attente », assure-t-elle. « Pendant les cantonales, on se faisait démolir, un véritable enfer, mais depuis la primaire PS, les levalloisiens ne veulent plus partir à l’aventure »,  rapporte-t-elle.

Sophie Deschiens ne craint pas François Hollande. « Au PS, c’est une vraie cacophonie ! », s’exclame-t-elle. La perspective Bayrou troisième homme ne l’effraie pas non plus. « Il va faire pschitt », prédit-elle, et de pointer le décalage entre ses paroles et ses actes : « il vante le made in France et repart en Audi ». Une séquence relevée par Le petit journal de Canal Plus.

Des parkings à Twitter

L’UMP lui a déjà d’ailleurs confié quelques missions en vue de la présidentielle. Elle organisera, bientôt, avec les Jeunes Pop’, des réunions publiques avec des personnalités du gouvernement. Elle a également été désignée « e-volontaire », c’est-à-dire chargée de répondre à la gauche sur Twitter.

Elle est en effet très active sur le réseau social, où elle met le Parti Socialiste face à ses contradictions. « Un moyen percutant » pour faire passer ses idées, ajoute-t-elle. « C’est Valérie Pécresse qui m’y a encouragée pour répondre à l’opposition au Conseil régional », explique l’élue depuis 2010 avant d’avouer que ce site « ne concerne qu’une strate. »

Bien qu’adjointe à l’environnement depuis 2001, elle refuse de se définir comme une professionnelle de la politique. « J’ai eu une vie avant, j’ai travaillé à la Générale des Eaux (ndlr, Vinci), et à la Caisse des Dépôts », détaille-t-elle. « J’étais dans les parkings, pas très sexy j’avoue, mais mes clients étaient les élus », raconte la levalloisienne.

Sa première carte de militante, c’était en 1986 au Parti Républicain pour « enquiquiner » son père, un ami de Michel Debré. Dans sa lignée politique, également un grand-père maire dans l’Isère pendant 25 ans. A défaut d’avoir suivi le cursus traditionnel des dirigeants actuels, Sophie Deschiens vit de et pour la politique, au sens wébérien, qu’elle l’admette ou non.

César Armand

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Maxime Verner : « Tous les autres candidats à la présidentielle me dépriment »

Une semaine après la présentation de son programme économique et social, l’autoproclamé candidat de la jeunesse à l’élection présidentielle de 2012 revient sur l’actualité et livre ses propositions dans un entretien accordé au Cercle de l’Info.

A 22 ans, Maxime Verner est candidat à l'élection présidentielle de 2012. Crédits : maximeverner.fr

Combien de parrainages affichez-vous pour les élections présidentielles ?

A ce jour, j’ai 250 signatures acquises, et pas mal d’autres en prévision. Je pars fin janvier pour cinq semaines sur le terrain, et j’espère annoncer mes 500 parrainages le 21 février, lors de la présentation de mon programme éthique. Si je ne les ai pas à ce moment-là, je retournerai en campagne. Je suis confiant.

Votre réaction, quelques heures après la perte du Triple A par la France (l’interview a été réalisée le 13 janvier) ?

Vous me l’apprenez. Cela m’inquiète pour mon pays. Les taux d’intérêt vont augmenter. Le foyer de la dette va demeurer le premier le poste de dépenses de la France. C’est un tsunami cette information. Je ne pensais pas qu’ils allaient avoir le cran de faire cela. Cela nous coûtera près de 500 millions d’euros.

Que pensez-vous de la TVA sociale ?

C’est un impôt dépassé avant sa mise en place. Je propose de supprimer la TVA, l’impôt sur les sociétés, les charges patronales et salariales pour les remplacer par ce que j’appelle la CAC, la contribution à la croissance. Cet impôt taxerait toutes les entreprises françaises et étrangères sur leurs ventes en France. Je taxerais à hauteur de 10% sur les ventes de produit et à 18% sur les ventes de service. La plupart des entreprises s’y retrouveraient, seules les très grandes paieraient un peu plus qu’aujourd’hui.

Soutenez-vous l’instauration de la taxe Tobin ? 

Cette taxe ne peut pas être efficace. A la place, je propose une taxe « Robin des Bois ». Il ne faut pas taxer toutes les transactions, mais les banques qui spéculent, avec une taxation dégressive. On ne joue pas avec l’argent des gens.

Eric Cantona est désormais, lui aussi, à la recherche de 500 signatures. Son objectif est de soulever le problème du mal-logement en France… Qu’en pensez-vous?

Je vais lui passer un coup de fil. J’aime ce qu’il fait, il est très sincère. Il a un peu la même démarche que moi. Je suis invité par la fondation Abbé Pierre le 1er février pour ce sujet du mal-logement.

Votre opinion sur le contrat de génération proposé par François Hollande ?

Vincent Peillon, qui s’occupe de ce dossier pour François Hollande, n’a aucune vision de la jeunesse. La jeunesse, ce n’est pas uniquement l’éducation. C’est l’emploi, l’insertion… Il ne faut pas infantiliser la jeunesse. Se consacrer aux apprentis, proposer de grands projets en termes de qualité de vie, d’intergénérationnel. Cela étant, François Hollande est le seul à parler de la jeunesse.

Vous avez publié au début de l’été 2011 un livre intégrant 89 propositions pour la jeunesse. Avez-vous reçu des appels des différents candidats ?

J’ai surtout eu des propositions sur ma personne. Mais je veux qu’on reprenne mes propositions, pas moi. J’entends parler, ici et là, de quelques idées, notamment le permis de conduire gratuit, que je défends. Mais je veux des engagements, de la clarté.

Vous écrivez qu’un chômeur dépenserait 400€ par mois pour trouver un emploi. D’où tirez-vous cette information ?

De Pôle Emploi. Les déplacements, les courriers… la facture monte très vite. Par conséquent, de plus en plus de chômeurs abandonnent au bout de six mois, car ils préfèrent toucher le RSA.

Vous ne parlez quasiment jamais de gauche, de centre ou de droite dans votre livre… Où vous situez-vous ?

Je ne me situe pas. Parfois, j’entends dire que j’ai un discours de droite. A d’autres moments, j’entends que je suis de gauche. C’est assez amusant. Je fonctionne à l’humain.

Vous avez toutefois occupé des fonctions au Nouveau Centre… 

J’avais pour mission de rapprocher les élus des jeunes. Quand j’ai terminé ma mission, je suis parti.

L’unité nationale proposée par François Bayrou, cela devrait vous intéresser ?

C’est intéressant, mais il faut respecter le vote des Français. Je suis pour l’ouverture, mais la feuille de route doit être claire.

Beaucoup de vos propositions prévoient de multiples financements de l’Etat et des entreprises (par exemple, le permis de conduire gratuit). En temps de crise, n’est-ce pas un peu idéaliste ?

Il y a deux logiques en temps de crise : la rigueur ou l’investissement. Nous devons miser sur la jeunesse. Ma politique n’est pas disproportionnée.

Les entreprises vous suivront-elles ?

Oui, car elles seront gagnantes. Sinon, l’Etat peut imposer des choses.

Vous aimeriez que les lycées organisent deux heures par mois de culture républicaine. Le sociologue Edgar Morin avait appelé à instaurer une année obligatoire de culture générale après le Bac. Votre avis ?

La culture générale, plutôt axée sur le côté républicain, doit être présente tout au long de la scolarité des jeunes. Au lieu de voir nos différences, nous devons montrer ce que nous avons en commun.

Vous êtes en faveur du mariage homosexuel… Quid de l’adoption ?

Ce n’est pas à moi de décider cela. Il faudra une enquête parlementaire. Les jeunes sont beaucoup plus ouverts sur ces questions-là.

Dans une de vos propositions, vous vous exprimez en faveur de la reconnaissance du vote blanc et de l’inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales… Serait-ce une manière de lutter contre l’abstention ?

Je veux dire aux gens : ‘Vous êtes impliqués’. Le vote blanc peut créer une offre politique nouvelle. J’aimerais mieux un autre choix qu’un vote blanc lorsque les Français iront voter, mais il doit être comptabilisé.

Vous voulez que chaque lycée et chaque université élise un ambassadeur de l’Europe. Dans quel but ?

Les Français ne se rendent pas compte qu’ils sont citoyens européens. Je souhaite instaurer plus d’échanges entre les jeunes européens. Nous devons parler d’Europe à nos jeunes, car cela a du sens.

Si vous ne recevez pas vos 500 parrainages pour vous présenter, pour qui voterez-vous le 22 avril 2012, au premier tour de l’élection présidentielle ?

Je n’en sais rien. Ils me dépriment tous. Je présenterai mon projet, et celui qui fera les meilleures propositions pour la jeunesse obtiendra mon vote. Mon choix ne sera pas à titre personnel, c’est la jeunesse qui compte.

Et au second tour ?

Même réponse. Sauf si Marine Le Pen est au second tour, je n’appellerai pas à voter pour elle.

Même si c’est elle qui reprend le maximum de vos propositions ?

Ce ne sera pas le cas. Elle refuse même de débattre avec moi.

Maxime Verner, ministre dans le prochain gouvernement, est-ce possible ?

Je ne serai pas ministre des Sports ou de l’Industrie. Mais si on me donne les moyens d’appliquer une politique publique de la jeunesse, j’irai. Sinon, je n’irai pas pour la gloire.

Thibaut Geffrotin et César Armand

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A Mérignac, François Hollande lance 2012

François Hollande passe à l’attaque. Crédits : Julien Chabrout

Pour son premier meeting de l’année, François Hollande a choisi de se rendre à Mérignac. A l’offensive, le candidat “du changement” a appelé les socialistes au “combat” et souhaite un large rassemblement derrière lui.

Pas de doute, François Hollande a bien lancé les hostilités en ce début 2012. A plus de 100 jours du premier tour de la présidentielle, le candidat du PS a tenu mercredi soir un meeting de campagne à Mérignac, un bastion socialiste de l’agglomération de Bordeaux.

Dans la salle du Pin Galant, bien trop petite pour accueillir les près de 3000 personnes, le dirigeant socialiste concluait son déplacement du jour près de Bordeaux sur le thème de l’emploi.

Pour un François Hollande transformé à l’occasion en chef de guerre, l’objectif principal était de lancer la mobilisation générale des troupes socialistes, appelant les militants à convaincre les Français de “changer de plan de bataille, d’Etat-major et de dirigeant suprême.

Appel à un large rassemblement

Pendant plus d’une heure, le candidat a repris les principaux points de sa « lettre aux Français » publiée mardi 3 janvier dans Libération. Se présentant à de nombreuses reprises comme le “candidat du changement”, il s’est érigé en seule alternative possible contre “le président sortant.”

“Qui peut battre la droite ?” a t-il ainsi demandé, se posant comme le candidat du “rassemblement de la gauche”. Rappelant que la présidentielle se “gagne dès le premier tour”, l’élu de la Corrèze a évoqué à dessein le traumatisme qu’a vécu la gauche le 21 avril 2002. Un message adressé à Jean-Pierre Chevènement et Eva Joly, dont le PS aimerait le ralliement, si possible avant le premier tour.

Dans un numéro d’équilibriste, François Hollande a aussi lancé un appel…aux déçus du sarkozysme. Taclant le positionnement de François Bayrou, “qui refuse avant le second tour de dire pour qui il votera”, il a exhorté les électeurs “au milieu”, “ceux qui ne savent pas quoi faire”, à le rejoindre.

Malgré cet appel à un large rassemblement, le candidat Hollande a mis le cap à gauche à Mérignac avec un objectif: cliver. Alors que Marine Le Pen plafonne autour de 16 % d’intention de vote dans les sondages et que Jean-Luc Mélenchon le menace sur sa gauche, le vainqueur de la primaire entend ramener les électeurs tentés par le vote extrême pour qui “droite et gauche, c’est la même chose”.

A l’offensive, le leader du PS a accusé Nicolas Sarkozy, “le protecteur des riches”, d’avoir déséquilibré les comptes publics depuis 2007. Dans un discours à tonalité Mitterrandienne, il a dénoncé “les puissances de l’argent, le libéralisme et les banques” responsables selon lui de la crise actuelle.

“Redressement, justice et espérance”

Accusé par ses adversaires de ne pas avoir encore de projet et d’entretenir délibérément ”le flou”, François Hollande a de nouveau demandé de la patience. Pour un programme plus précis, il faudra attendre la fin du mois, au minimum. Le candidat du PS a néanmoins insisté sur les “valeurs” et donné le mot d’ordre: “Redressement, justice et espérance.”

Le redressement des finances publiques se fera ainsi par une “grande réforme fiscale” avec la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. François Hollande a en outre réitéré sa proposition de départ à la retraite des salariés qui auront cotisé au moins 41 ans.

Alors que le gouvernement souhaite mettre en place la « TVA sociale », le dirigeant socialiste a qualifié la mesure de “faute économique, sociale et morale” à la veille de la présidentielle, rappelant que cette proposition avait causé la perte de plusieurs sièges à l’UMP dans l’entre deux-tours des Législatives en 2007.

En ces premiers jours de janvier, mois décisif dans la bataille de l’Elysée, François Hollande n’a dévoilé aucune nouvelle mesure. Pour le candidat socialiste, l’objectif était de remobiliser son camp après la difficile gestion de l’entre-deux, cette phase fin 2011 qui a suivie sa victoire à la primaire. A quatre mois du scrutin, il a appelé les militants socialistes à “parler, expliquer et convaincre.” Pour le candidat, Mérignac était bien “le début d’un long chemin”. Jusqu’à la victoire ?

Julien Chabrout

Cet article a été rédigé sur le blog politique des étudiants en journalisme de l’IJBA, Débattre la campagne

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